En 1999, venu de Menin, Stéphane Fievez implantait Ice Mountain
à Comines, avec une piste de 210 mètres et un restaurant. La suite, en 2006: un
restaurant gastronomique et une piste de ski-école de 85 m. Depuis 2009, des
terrains de paintball complètent l’ensemble. En 2011, un magasin d’équipement
ouvrait ses portes. En 2014, le complexe s’agrandit par l’accro-aventure, un
parc de loisirs jouxtant un nouveau terrain de paintball plus technique. Fidèle
à la maxime «qui n’avance pas recule», Stéphane Fievez a cassé sa tirelire pour
l’attraction en vogue: le skydiving, un simulateur de chute libre.
L’inauguration est fixée au 30 janvier 2016. Débutés en
février, les travaux respectent les délais: «La société-mère est Alheembouw,
d’Oostnieuwkerke, qui a sous-traité avec la S.A. Fontec, de Bruxelles, pour
réaliser un trou de 20 x 8 mètres, avec une paroi en béton d’un mètre. Ce trou,
qui coûte le prix d’une très belle maison, est destiné à accueillir une méga
turbine actionnée par quatre moteurs de 350 kW. L’objectif: propulsé du vent à
300 km/h. dans un tunnel de 4,3 m de diamètre».
La construction en sous-sol devrait être terminée pour
juillet. S’ensuivra la construction d’un bâtiment de 20 mètres de hauteur, dans
un style moderne, en partie avec une forme carrée et des plaques en béton, pour
suivre avec les bâtiments déjà existants.
«L’investissement se monte à 6 à 7 millions, ajoute Stéphane
Fievez. Les turbines, les parois, les conduites d’air, etc.: tout est
spécifique! La société allemande ISG est spécialisée dans ce genre
d’installation, c’est le top niveau en la matière. Tout comme l’est la société
ploegsteertoise Ceratec, qui a monté l’électricité».
Depuis le début de l’année, Stéphane Fievez suit une
formation d’instructeur en skydiving à Bootrop, en Allemagne: «Je suis allé à
la source, chez le constructeur, pour l’apprentissage. Tous les lundis ou
presque, je parcours les 310 km qui me séparent de la ville allemande. C’est
très physique, mais j’ai vraiment attrapé le virus du skydiving! À titre
personnel, je voulais suivre la formation avant que la mise en route ne débute
vraiment, parce que je dispose encore d’un peu de temps. Par la suite, le
personnel suivra la même formation.»
Tout glisse donc pour le patron du complexe Ice Mountain:
«La fréquentation a été très bonne sur les pistes et dans les restaurants. Seul
bémol: le parc accro-aventure ne sera ouvert qu’en juin. Des pièces dans le
métal des câbles de sécurité ne sont pas conformes et nous ne voulons prendre
aucun risque. Elles seront donc remplacées.»
Un indoor skydiving est un simulateur en chute libre. En
créant des vents constants jusqu’à 300 km/h, il est possible de flotter sur la
force du vent.
Adrénaline assurée!
«Le candidat reçoit une petite explication de dix minutes,
enfilera une salopette de skydiving, des lunettes et un casque. Puis, il
entrera dans le tunnel une minute, ressortira et entrera à nouveau une minute.
Au niveau physique, il n’est pas évident de tenir deux minutes d’affilée, parce
que la position du corps n’est pas naturelle.
Trois moniteurs seront présents en permanence: le premier
avec le candidat, le second à l’entrée du tunnel et le troisième pour contrôler
le vent en fonction du poids et de la morphologie. Voilà pourquoi l’activité
est coûteuse! Le tarif n’est pas encore défini, mais chez les collègues, il est
fixé entre 50 à 60€ pour deux minutes.
L’activité est accessible à partir de l’âge de 4 ans et
n’exige aucune condition physique particulière. Les débutants volent jusqu’à
cinq à six mètres. Avec une certaine expérience, il est possible de voler
jusqu’à 15 m. Le flux d’air qui est créé correspond à une vitesse de chute de
50 mètres par seconde.»
Le dynamique entrepreneur n’a pas réalisé d’étude de marché,
malgré l’investissement: «En Belgique, il n’y en a qu’un seul en
fonctionnement, à Charleroi, et il rencontre le succès. Il y en a une
quarantaine dans le monde et, pour ce que j’en sais, tous marchent très bien.
Je reviens de vacances à Dubaï où il y en a trois. J’en ai testé deux; le
troisième est privé, puisqu’il s’agit de l’installation personnelle du Sheikh!»
Percevoir les sensations de l’oiseau.
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