Silencieux et dubitatifs durant la présentation, les
opposants se sont réveillés à la séance questions/réponses. Habitant dans le
chemin de la Blanche, Christian Duhayon n’apprécie pas le changement total de
destination: «La zone était 100% habitation, elle passe à 100% économique. Une
modification peut-être dictée par les technocrates namurois, mais ce n’est pas
correct vis-à-vis des locaux.»
Réponse de l’échevin: «Le plan de secteur date de 1974; si
le propriétaire n’a pas viabilisé ses terrains, ce n’est pas notre problème. Et
puis, nous sommes occupés à créer 220 logements à proximité du centre. Il y a
de la place assez là-bas.»
David Franzen s’est inquiété des bâtiments qui
s’installeront, d’autant plus que la zone tampon n’est que de 15 m. «La zone
est de type commercial mixte, c’est-à-dire destinée à des artisans. Il faut
qu’il y ait une notion de transformation. Mais un menuisier pourra y installer
un showroom.»
Gilbert Verwichte monte le ton: «Cela deviendra une grande
surface commerciale. Ce projet, c’est la mort du Bizet!» Réponse de l’échevin:
«J’ai déjà entendu cela lors de l’installation du sens unique et des zones
bleues.» Gilbert Verwichte: «Le centre du Bizet est occupé de crever! Tout est
fait pour le tabac!»
Philippe Lamote a évoqué des arguments environnementaux:
«Vous n’avez pas pensé qu’il y a une réserve naturelle à proximité et des
espaces verts? Sans compter les risques d’inondations.» Réponse: «Jusqu’à
présent les petits oiseaux n’ont pas eu peur de traverser Le Bizet. Ce n’est pas
cette zone qui va changer les choses.»
David Franzen, se faisant le porte-parole d’un certain
fatalisme: «C’est une réunion de polichinelles, car tout est déjà décidé. On
est mis devant le fait accompli. Dites-moi Monsieur Vandeskelde qui est
derrière ce projet? Qui l’a pondu?» Réponse : «C’est le gouvernement.»
Madame Carlo Buzzerio renchérit: «On nous dit que c’est pour
diminuer le trafic dans le centre. Or, le commerce bizétois existe grâce à ces
clients de passage.»
Dans l’assemblée, des riverains, mais aussi des commerçants,
bien décidés à s’opposer à ce projet qu’on leur impose.

1 commentaire:
Rin dir', ch'est es tair ' !
De toute façon, tout semble pipé d'avance; euh : je n'étais pas présent à cette concertation car mon taux d'adréalne ne l'aurait pas supporté et je n'ai pas envie d'avoir un infarctus à 68 ans ! Ma chère "personne" me semble plus importante !
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