La direction du collège prit la décision d’évacuer les
élèves, par mesure de sécurité, et de les répartir dans différents locaux à
Houthem, Ten Brielen et aux alentours.
Louis Masse (86 ans) se souvient: «À l’époque, j’étais jeune
étudiant en 5e moderne. Ma classe prit ses quartiers dans une école de Ten
Brielen. Au-dessus du local qui servait de classe, il y avait un grenier et un
peu de foin pendait au-dessus de la classe… Cela ne nous déplaisait pas, c’était
un air de campagne et surtout moins de discipline. Les cours se donnaient
l’avant-midi et je me rendais à vélo de mon domicile de Warneton à Ten
Brielen».
Du délire : Au matin du 6 juin 1944, les élèves étaient
en classe avec leur professeur Pierre Dendonker. «Tout d’un coup, la porte
s’ouvre, poursuit Louis Masse.
Plusieurs jeunes garçons crient à haute voix la bonne
nouvelle: Les Anglais ont débarqué. Puis la porte se referma. Ce fut le délire
parmi nous. Enfin, nous voyions la liberté à l’horizon!
Notre professeur resta songeur et ne fit aucun commentaire.
Le cours reprit, mais avec un silence un peu plus difficile
encore à maintenir. Bien sûr, j’avais hâte de rentrer chez moi pour annoncer la
bonne nouvelle à mes parents».
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